AU REGARD SE CROISENT DES CIVILISATIONS

Gazing the crossroads of civilisations

" Danse folle des sages, ou pas sages des fous. Ombres portées d'architecture pure, ou lumière incandescente de la dictature."

Le projet s’inscrit tel un recueil illustrant la force architecturale de nos différentes civilisations écrites ou à venir par l’Homme.

Les fondements des civilisations se sont faits par le biais de cultures urbaines nourries de symboles et d’utopies permettant de graver des repères identitaires et de générer la mémoire des lieux. Ainsi, les valeurs fondamentales de notre environnement, telles que l’architecture et la cité nature, sont un vecteur de relation sociale et d’unification.

Depuis l’antiquité, l’architecture utopique est étudiée comme lieu assignable (ATOPOS) exprimant une sortie de l’histoire. D’Ezekiel et Babylone, d’Homère et les champs Elysées, de la ville lumière de Bagdad sous les Abassides, ou encore de l’île d’Utopie de Thomas More, des visions de cités dépourvues de temps ont pu être illustrées, compilant une vision morale du monde.

Au travers d’un dialogue entre architecture de l’Homme et de la Nature, les œuvres permettent de requestionner la position de l’Homme au sein de la ville « forme » comme identité globale, abstraite voir insaisissable.

Comme le dit Italo Calvino : « Le catalogue des formes est infini : aussi longtemps que chaque forme n’aura pas trouvé sa cité, de nouvelles villes continueront de naitre. Là où les formes épuisent leur variation et se défont, commence la fin de la ville. »

Cette approche permet de suivre l'affirmation selon laquelle le développement culturel et architectural suit le concept épigénétique (nous sommes nés avec l'aptitude au langage). Chaque ville, forme urbaine, est une « espèce » unique dans le sens où sa juxtaposition de bâtiments et d'espaces constitue le programme épigénétique de ce lieu. Sur base de l'épigenèse, en tant que principe développemental, les bâtiments ne font pas simplement écho au milieu existant mais ajoutent quelque chose de nouveau et de dynamique au contenu, au génome architectural et à la géométrie urbaine.

Les œuvres sur papier réalisées à main levée à l’encre de chine et au graphite, sont au format 56x76cm (Papier Arches 640g)  et sont observables à la loupe. Elles déclinent des approches analytiques, de rechecherches empiriques, des valeurs symboliques des civilisations disparues ou à en devenir (Carthage, Pompéi, Shanzi, Theotihuacan, AngkorVat, Mandu, l’Ile d’Ashima, Prypiat, Sikri, etc.), pour les faire renaitre sous forme d’artefacts.

Les œuvres, issues d’extraits des plans d’origines, sont réarticulés et réinterprétées par la juxtaposition des différents principes géométriques, de perspectives inversées, de symboles générant des artefacts urbains dans une gravité dénouée de toute temporalité ; soulignant ainsi l’évolution et la mortalité des écritures architecturales et urbaines par rapport à l’échelle de l’Homme restant figée et immuable dans le temps.  

Chaque œuvre est accompagnée d’essais littéraires et graphiques (poèmes, extraits de plans, détails d’architectures.) glissées au coeur des representations. ILs permettent de reintroduire le contexte, des faits historique des civilisations illustrées et les transfigurés dans une intemporelle identité.

Cet Atlas des civilisations perdues, retrouvées, à venir révèle la puissance de l'Homme dans ses besoins societales, lui permettant d'apprivoiser continuellement le territoire pour generer de nouveau organisme urbain. IL revèle aussi le dualisme entre la richesse materielle et immaterielle, ou le savoir à permis d'ériger de grandes prouesses architecturales, d'une extreme richesse, mais le pouvoir à souvent devoyer le regard de l'homme face au temps, le poussant au déclin de ces cités. La folie des sages ou la sagesse des fous ont dispersés nombres d'actes que l'on qualifiera de gourmand.

The founding principles of civilizations arise from urban cultures nourished by symbols, beliefs and utopias engraving identity references and generating the memory of places. Since ancient times, utopian architectures have been dreamed (ATOPOS) expressing an escape from history. Since Ezekiel and Babylon, Homere and the Champs Elysees to the Utopian Island of Thomas More, visions of timeless cities have been illustrated compiling a moral vision of the world.

Through a dialogue between the architecture of man and nature, the artworks will question the position of man within the city as a global, abstract and even elusive identity. This position is equivalent to the 3 periods / attitudes defined by Zygmunt Bauman:
        •    Pre-modern: utopia of the game warden, defendant of the natural balance.
        •    Modern: gardener wanting to organize his space, submitting nature  to an order he decides
        •    Contemporary: utopia of the hunter who kills until his carnier is full.The flight forward that does not fear deregulation
The artworks  represent interpretations of civilizations’ urbatopia from all continents from Antiquity to tomorrow. A series of articulated plans including diverse perspectives and vanishing points to generate timeless urban artefacts, as an ultimate man-made expression of the holistic principles.
Thus the artistic reflection opens a window on Architecture  ascending order on complexity (or unity within multiplex) and harmony principles (originates in music), that incorporates dissonance but synchrony outweighs conflict.

« Je suis le vaisseau doré de la transformation urbaine.

emprunts mystères de métamorphoses soudaines

J’entame une danse immortelle avec le vent,

Pour faire renaitre dans l’horizon mes

divins volettements

Cette enveloppe suspendue à la lumière du temps est aveuglée

En soie vous êtes noyés, prisonnier des profondeurs de ce tissu ferraillé.

Persuadez vous de joyeuses révolutions ! Pour rebâtir un piédestal à l’évolution.

Car dans ma mutation surgisse des revenants

ayants servis voracement le monde des vivants

l’ame de ces dômes érigés par foie même parfois pour sa puissance

s'aligneront à nouveau avec le ciel pour notre renaissance.»

" Le soleil m’observe et la lune me berce. Nombre de sacrifices humains m’ont habité car je n’ai su éviter ces supplices urbains.

Le coeur de ma cité serpente dans cette nature aux visages inquiets. J’ai apprivoisé sa silhouette taillée pour lui offrir les courbes gravant l’avenir de notre passé.

Le temps me dira si j’ai su réunir les âmes dans la sagesse Cette architecture citée risquant d’être foudroyée par la paresse "

« La terre ferme s’est égarée, subornée par une ville qui nous observe la consommer.

Elle murmure sournoisement son appétit grandissant. Murs après murs , je déambule dans cet écho inquiétant. Je cherche l’horizon dans cette matière densifiée ou l’ombre portée ne résonne qu’au travers des murs érigés. Vision d’Architecte égarée ou folie architecturale de Jeanneret.

Paris, l’appareillage du second Empire te

va à ravir.

Tu n’as pas cédé à l’illumination du Corbusier préférant le béton déshumanisé à la douceur de la pierre Haussmannisée. »

« Ma tendre Hashima,

Une aube de plus se sacrifie, offrant dans l'oculus ce bleu tendre abyssal, j'entre dans cette étroite lueur, devient notre honneur pour se nourrir de ta roche ancestrale, les jours se déguisent et sous l'emprise de ton parfum, je vos le ciel renverser des coulés de nuages cendrés, Couloirs illuminés de pierre noires ou tiroirs couloir de béton le soir, je suis figé dans cette concrétion de matière consommée ou édifiée. Combien de temps pourras tu accepter d'autres failles ou la pluie du ciel n'y plonge plus ? Il parait qu'à Nagasaki, la lumière a disparu , la délicate cendre de nos âmes s'est offerte la bienvenue. La propagande a brisé nos larmes sous le poids des armes, un brouillard d'une épaisse absurdité s'est abattu. Arrêtons cette course effrénée , l'évolution Meiji est révolue. »

"Delenda Carthago"

Hélissa , je te dois cette fugue, mon errante divinité,

tissant mes contours aux lanières d’un bœuf rusé.

Mes larmes brûlent sous le bûcher sacré pour ton droit d’aimer,

les dieux de l’olympes prônant l’exode de ton prince Enée.

Surnommée Nouvelle capitale des loges portuaires,

Je fais l’admiration du Marin pour mon élégance circulaire.

La mer s’inonde de navires. Trinité célébrée dans une colère punique,

ma pierre se noie dans le drapée de l’antique tunique.

Hannibal et Père ravivent les campagnes pour ma terre tombale,

Leurs Pachidermes faisant trembler les côtes septentrionales.

Mais toutes ces saisons envoutées par les Délices de Capoue,

Firent grâce à l’appétence de Scipion, mes colonnes ioniques sont à genoux.

Dieu de Mars, ton assassinat taille l’aube de ma reconstruction,

ma Coline de Byrsa, assiste au forum de cette Auguste colonisation.

Delanda Carthago ! Caton l’Ancien tu paves mes rues de ces maux,

Saches que le glaive court restera à jamais phénicien face à ton écho.

J’offre une dernière ronde de quinquérèmes sous le clos de la lune

Mer Méditerranée reflètera à jamais l’âme de ma cité posthume.

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